BELGIQUELe ministre bruxellois du Budget Guy Vanhengel (Open VLD) a estimé dans un entretien accordé à La Libre Belgique et publié samedi qu’il serait « logique », dans le dossier des nuisances sonores liées aux avions survolant la capitale, de « continuer à faire reculer l’aéroport » de Zaventem. Dans ce dossier qui oppose notamment la Flandre à la Région bruxelloise, cette dernière souhaitant appliquer à l’avenir une tolérance zéro en matière de normes de bruit (sauf conditions), le ministre a indiqué qu’à Bruxelles, « il ne va rien se passer ». « Les normes de bruit sont là. Point à la ligne. La Flandre prépare un nouveau conflit d’intérêts mais nous, on ne bougera pas », dit-il.

L’idéal serait que Brussels Airport « recule » de « 1.800 mètres », avance-t-il parmi les solutions. « C’est l’option la moins chère: 800 mètres ont déjà été expropriés’, développe-t-il, rappelant qu’historiquement « l’aéroport s’est d’abord déplacé vers Melsbroek », puis qu’en « 1958, quand l’exploitation commerciale a démarré, on a décalé vers Zaventem ».

« Mais essayer de régler cela en alimentant le conflit n’a aucun sens », conclut-il, indiquant qu’il faut, au niveau fédéral, « laisser le temps au ministre Bellot ». « Travaillons sur l’avenir de l’aéroport afin de déterminer qui va prendre en charge les investissements pour reculer les pistes. C’est sur cette base qu’il faudra créer une loi aéroportuaire et une autorité de contrôle indépendante. Si François Bellot parvient à ficeler cela pour la fin de la législature pour que ce soit repris tel quel par les prochains gouvernements, on aura fait un bon travail ».

Selon La Libre, Brussels Airport estime que 8% de l’ensemble des vols décollant ou atterrissant à Zaventem écoperaient d’amendes bruxelloises en cas d’application stricte des normes de bruit, contre 1,4% actuellement. En tout, près de 20.000 vols devraient donc être « pénalisés » par an.