Zaventem, une commune qui a une « brique dans le ventre » !

Mis en ligne le 26 janvier 2017

Avec près de 32.000 habitants et 13.304 ménages, Zaventem est la quatrième plus grosse commune du Rand. L’immobilier résidentiel y est donc important et est qualifié généralement de bonne à très bonne qualité. Notre commune est considérée comme très agréable à vivre de par son accessibilité, la proximité immédiate de Bruxelles, son calme (sauf quelques zones à proximité de l’aéroport …), la présence d’espaces verts, sa multi-culturalité (NDLR : voir la remarque en fin de texte) , … Elle attire quantité de jeunes couples quittant Bruxelles mais aussi de nombreux « expats » travaillant dans des multinationales situées à proximité.

Zaventem est ainsi densément construite et avec un immobilier assez cher, juste derrière les tarifs de Meise.

Le prix moyen du m² de terrain est d’environ 350 €/m² versus 441 € à Kraainem ou 142 € à Kortenberg. Le prix moyen des maisons s’établit à 2.000 €/m² avec une moyenne de 275.000 € par maison et 2.400 €/m² pour les appartements pour un prix moyen légèrement supérieur à 225.000 € en moyenne. Les villas, quant à elles, se négocient aux environs de 380.000 € en moyenne.

Outre son immobilier résidentiel, la commune de Zaventem est également connue pour son immobilier de bureaux et d’entrepôts.

Si de nombreux développements immobiliers de bureaux ont vu le jour à Zaventem (à proximité de l’aéroport, Keyberg, Lozenberg, Corporate Village, Ikaros, …) ou à Diegem, la vacance (% des surfaces disponibles qui sont vides) est préoccupante puisqu’elle est de près de 30 %, alors qu’elle est inférieure à 10 % à Bruxelles et même inférieure à 5 % dans le centre de Bruxelles.

Face à une telle crise immobilière, les propriétaires se résignent à brader les loyers demandés. Les prix de location (et de vente) sont donc inférieurs de parfois 50 % par rapport aux loyers des bureaux situés à Bruxelles, mais rien n’y fait … beaucoup de bureaux en périphérie restent vides ! Pourtant, il n’y a pas (ou très peu) de taxes à payer, en comparaison avec la région de Bruxelles-Capitale qui taxe très fortement les locataires de ses bureaux (taxe régionale inexistante en Flandre et de près de 7 €/m²/an à Bruxelles, taxe communale et précompte immobilier très faibles en périphérie en comparaison avec des bâtiments similaires situés à Bruxelles, …)

La faiblesse du processus de rénovation à l’œuvre dans les parcs d’affaires est étonnante, alors que certains ont été construits il y a quelques dizaines d’années. Cette faiblesse est encore plus évidente, en la comparant à l’ampleur et la continuité du même processus en région bruxelloise.

Bonne nouvelle … notons quand même les constructions récentes du bâtiment « Gateway » (35.000 m² sur le site de l’aéroport, entièrement loué à la société Deloitte) et du bâtiment « Passeport », contigu au « Gateway » (28.000 m², dont 12.000 m² loués à la société KPMG).

Quand on demande aux sociétés les raisons de la désertion de la périphérie, elles citent, entre autres, la mauvaise accessibilité en transport en commun mais aussi l’obligation de l’utilisation du néerlandais avec les diverses administrations ! A changer ? Pas évident …

 

Vincent Gérin

Conseiller Communal UF – Groupe MR

Consultant immobilier et Assistant à l’ULB.

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